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Réagir, signaler, se protéger

Que faire dans l'heure qui suit, à qui s'adresser en France, et les quelques mesures qui changent réellement quelque chose au quotidien.

Que faire selon ce qui s'est passé

Toutes les situations n'appellent pas la même réponse. Les trois cas les plus fréquents sont traités en détail :

À qui s'adresser en France

Ces services sont publics et gratuits. Le bon interlocuteur dépend de ce qui s'est produit.

  • 17Cyber

    Guichet d'assistance en ligne pour les victimes de cybermalveillance, avec mise en relation avec un service de police ou de gendarmerie.

    Quand : Vous ne savez pas par où commencer.

  • Cybermalveillance.gouv.fr

    Dispositif national d'assistance : diagnostic en ligne, fiches réflexes par type d'incident, prestataires référencés par département.

    Quand : Un appareil est compromis, ou vous cherchez la marche à suivre.

  • Perceval

    Signalement d'une fraude à la carte bancaire lorsque vous êtes toujours en possession de votre carte. Délivre un récépissé.

    Quand : Un débit que vous n'avez pas autorisé apparaît sur votre relevé.

  • SignalConso

    Service de la répression des fraudes pour signaler un commerce, un site marchand ou une pratique commerciale trompeuse.

    Quand : Un site n'a pas livré, ou ses conditions ne sont pas respectées.

  • Signalement Pharos

    Plateforme du ministère de l'Intérieur pour signaler un contenu manifestement illicite rencontré en ligne.

    Quand : Le contenu lui-même est illicite, pas seulement commercial.

  • 33700

    Signalement des SMS et appels frauduleux. Transférez le message reçu, puis indiquez le numéro de l'expéditeur.

    Quand : Vous avez reçu un SMS ou un appel frauduleux.

  • Info Escroqueries — 0 805 805 817

    Numéro gratuit du ministère de l'Intérieur, pour être orienté par téléphone sur les démarches à engager.

    Quand : Vous préférez parler à quelqu'un.

  • Bloctel

    Liste d'opposition au démarchage téléphonique. Sans effet sur la fraude, mais réduit les appels commerciaux.

    Quand : Vous êtes submergé d'appels commerciaux.

Mains d'une personne âgée posées sur le clavier d'un ordinateur portable, à côté d'un carnet de notes.
Photographie Pexels, libre d'usage commercial.

Les quatre mesures qui protègent le plus

Elles ne sont ni nombreuses ni compliquées. Prises ensemble, elles écartent l'essentiel de ce qui arrive réellement aux particuliers.

1. Un mot de passe différent pour chaque service

C'est la mesure la plus rentable, parce que le principal dégât d'une fuite n'est pas le compte concerné : c'est l'ouverture de tous les autres où le même mot de passe servait. Un gestionnaire de mots de passe s'en charge, et refuse en prime de remplir un formulaire sur un domaine qu'il ne reconnaît pas — une protection contre l'hameçonnage à part entière.

2. La double authentification sur la messagerie

Votre boîte électronique principale est le trousseau de tous les autres comptes : c'est par elle que se réinitialisent les mots de passe. La protéger par un second facteur est plus important que de protéger n'importe quel autre service.

3. Les mises à jour

Téléphone, ordinateur, navigateur. Ce sont elles qui corrigent les failles exploitées par les pages piégées. Activer l'installation automatique est le moyen le plus sûr de ne pas y penser.

4. Reprendre l'initiative du contact

Une seule habitude, et elle désamorce presque tout : ne jamais agir dans le canal par lequel on vous a contacté. Raccrochez, fermez le message, et joignez l'organisme par un chemin que vous avez choisi vous-même. Aucune fraude connue ne survit à ce geste.

Protéger un proche plus exposé

Le faux conseiller bancaire et le faux support technique visent en priorité les personnes âgées — non par manque de discernement, mais parce qu'elles décrochent plus volontiers et se trouvent plus souvent seules face à l'appel.

Le message le plus utile à transmettre tient en une phrase : on peut toujours raccrocher et rappeler. Ce n'est ni impoli, ni risqué. Convenir d'un réflexe familial — « avant toute opération inhabituelle, on s'appelle » — vaut mieux que toutes les explications techniques.

Questions fréquentes

Faut-il déposer plainte pour être remboursé d'un débit frauduleux ?

Non. Le remboursement d'une opération de paiement non autorisée ne dépend pas d'un dépôt de plainte : c'est la contestation auprès de votre banque qui compte. La plainte reste utile pour les montants importants, en cas de litige avec la banque, ou si des documents d'identité ont été détournés.

Combien de temps ai-je pour contester une opération bancaire ?

Treize mois à compter de la date de débit pour une opération réalisée dans l'Espace économique européen. Ce délai est confortable, mais agir vite limite le nombre d'opérations et facilite l'établissement des faits auprès de votre banque.

Signaler sert-il vraiment à quelque chose ?

Oui. Une page d'hameçonnage signalée est bloquée par les navigateurs, souvent en quelques heures, et un numéro signalé au 33700 alimente les mesures de blocage des opérateurs. Comme ces dispositifs ne vivent que quelques heures ou quelques jours, chaque signalement réduit directement le nombre de personnes touchées.

Mon téléphone est-il infecté si j'ai cliqué sur un lien ?

C'est rare sur un appareil à jour : l'ouverture d'une page ne suffit généralement pas. Le risque vient de ce qui est saisi ou installé ensuite. Si vous avez installé une application hors magasin officiel ou autorisé une prise en main à distance, faites examiner l'appareil.